a) [En parlant d'une pers., de son humeu
duc., 1960, p. 256).
♦ [Dans le domaine des activités intellectuelles, de la vie mor. ou soc.] Dîner, repas sombre et silencieux. Le désir est la source impure d'où l'on tire parfois des romans sombres et poétiques, et si l'on essaie de purifier la source, plus de romans (Green,Journal, 1946, p. 51).La musique très lourde et très sombre, l'éclairage voilé et les parfums absorbants me dépaysaient (Gracq,Syrtes, 1951, p. 95).
− [Dans le domaine de la vie affective et psychique] (Être en proie à) une sombre terreur, un sombre désespoir; avoir une sombre délectation, jubilation. Jamais plus qu'à présent, il n'avait exercé sur elle de sombre fascination (Carco,Homme traqué, 1922, p. 173).Elle pensa: « Quel dommage! Pourquoi a-t-il fallu qu'il m'aime, de cet amour sombre et mauvais? (...) » (Genevoix,E. Charlebois, 1944, p. 183).
[Avec une valeur d'intensif] C'est la faute de mon caractère violent, exagéré, fantasque! Je passe du plus sombre découragement aux plus futiles espérances: à fond de cale, et, l'instant d'après, emballé jusqu'aux nues! (Martin du G.,Thib., Cah. gr., 1922, p. 622).Carnot, averti par un délateur, prit en mains la répression et, dès lors, poursuivit avec un sombre acharnement ses anciens com
