mercredi 22 avril 2020

a) [En parlant d'une pers., de son humeu

duc., 1960, p. 256).
♦ [Dans le domaine des activités intellectuelles, de la vie mor. ou soc.] Dîner, repas sombre et silencieux. Le désir est la source impure d'où l'on tire parfois des romans sombres et poétiques, et si l'on essaie de purifier la source, plus de romans (Green,Journal, 1946, p. 51).La musique très lourde et très sombre, l'éclairage voilé et les parfums absorbants me dépaysaient (Gracq,Syrtes, 1951, p. 95).
− [Dans le domaine de la vie affective et psychique] (Être en proie à) une sombre terreur, un sombre désespoir; avoir une sombre délectation, jubilation. Jamais plus qu'à présent, il n'avait exercé sur elle de sombre fascination (Carco,Homme traqué, 1922, p. 173).Elle pensa: « Quel dommage! Pourquoi a-t-il fallu qu'il m'aime, de cet amour sombre et mauvais? (...) » (Genevoix,E. Charlebois, 1944, p. 183).
[Avec une valeur d'intensif] C'est la faute de mon caractère violent, exagéré, fantasque! Je passe du plus sombre découragement aux plus futiles espérances: à fond de cale, et, l'instant d'après, emballé jusqu'aux nues! (Martin du G.,Thib., Cah. gr., 1922, p. 622).Carnot, averti par un délateur, prit en mains la répression et, dès lors, poursuivit avec un sombre acharnement ses anciens com

e rese ressens

En parlant d'une couleur, de son intensité ou de son éclat] Qui est foncé, tirant sur le brun ou le noir; qui est peu éclatant. Synon. foncé, terne; anton. clair2vif4brillant1lumineux3.Bleu, rouge sombre; ton, couleur sombre; lierre, forêt, verdure sombre; des vêtements sombres. Le campo de l'Isla Menor, à trente kilomètres de Séville, s'étendait à perte de vue, couvert d'une herbe grasse, au vert profond et presque sombre (Montherl.,Bestiaires, 1926, p. 406).Les assises de couleurs (...) se détachaient (...) galets d'un gris sec, laisse de mer bai brun ou noir sombre, galets mouillés jaune pâle, gris avec des reflets (Queffélec,Recteur, 1944, p. 95).
− En partic., rare. [En parlant de la couleur de la peau, du teint d'une pers.] Une jeune noire rehausse de quelques turquoises son incomparable vêtement de peau sombre (Colette,Jumelle, 1938, p. 26).
− [P. méton.] Le XVIIemarque sa préférence pour les peintures (Poussin, Rembrandt), tandis que le XVIIIen'a de goût que pour la lumière et la couleur. Si le XIXeest un siècle sombre, la réaction s'affirme au XXedans tous les domaines (Musées Fr., 1950, p. 21).
− Empl. subst. masc. sing. à valeur de neutre. Couleur sombre. Anton. clair, clarté.Tourner, virer au sombre. Là-bas, là-bas, entre Soumana et Yakidji, le sombre des nuages se résout en traînées grisâtres, qui unissent à la terre le ciel (Maran,Batouala, 1921, p. 58):
2. Chez Seurat, tout conto

e ressens

):
1. Je ressens une impression d'autant plus pénible que la pièce où nous sommes est sombre et que les figures y prennent des déformations fantastiques... Elle n'est éclairée, cette pièce, que par une étroite fenêtre qui s'ouvre sur une cour crasseuse... Mirbeau,Journal femme ch., 1900, p. 67.
− [P. méton.] J'entendis un bruit de béquilles et de pas qui résonnait dans la sombre profondeur du corridor et s'approchait lentement (France,Pt Pierre, 1918, p. 138).
− P. métaph. Au-delà de la vie, à l'issue de cette sombre vallée qui s'appelle la mort, se trouve un lieu plein de mystère, un lieu d'où nul n'est jamais revenu (Monod,Sermons, 1911, p. 210).Faut-il (...) voir dans ces histoires de dragons ailés et dévorants comme la vague tradition, jaillie du gouffre sombre des temps révolus, d'une faune de cauchemar (Dévigne,Légend. de Fr., 1942, p. 18).
− Empl. subst. masc. sing. à valeur de neutre. Synon. obscurité, pénombre.Le temps était toujours au sombre dehors. Les nuages bas passaient en sifflant dans les peupliers nus (Giono,Batailles ds mont., 1937, p. 126).Dans le sombre d'une loge, un bras pur de femme se lève (Mauriac,Journal 2, 1937, p. 120).

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mardi 21 avril 2020